Les oiseaux migrateurs ont pris leur quartier d'été,
Leurs chants joyeux comme celui du Coucou symbolisent l'éveil de la nature,
Les hirondelles au vol agile et léger tournoient au dessus de nos têtes,
Au crépuscule, ce sont les chauve-souris qui prennent la relève,
Les haies et bosquets blanchissent des fleurs de prunellier et d'aubépine,
tandis que les forêts reverdissent des jeunes feuilles des arbres,
Les abeilles butinent les fleurs de pissenlits, de lamier blanc, de lierre terrestre,
Le chant des grenouilles et des crapauds, accompagne les nuits encore fraîches ...
Hirondelle rustique
Le Lièvre en lutte !
Il est fort probable qu'en allant récupérer une balle égarée en bordure de forêt, vous surpreniez un Lièvre commun (Lepus europaeus) tapi dans les feuilles ou sous un buisson. Il affectionne les espaces ouverts bordés de haies, de bosquets et de bois pour faire son gîte. Contrairement à son cousin le Lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus), le Lièvre ne creuse pas de terriers. Les Lièvres sont solitaires et ont des mœurs nocturnes et crépusculaires mais à cette période ils sont en reproduction, donc plus faciles à observer de jour. En effet, les mâles en rut s'adonnent à leur sport de combat favori, « le bouquinage » qui ressemble un peu à de la boxe.
Les femelles, les hases, ont 1 à 4 portées par an de 3 à 5 levrauts, qui peuvent se déplacer quelques minutes après leur naissance. Les premières mises bas ont lieu en janvier et les dernières en octobre. La gestation dure 41 jours, mais la hase peut être fécondée quelques jours avant la mise bas. Ce phénomène est appelé superfétation.
Les Hirondelles font le printemps ! Elles sont de retour ! Virevoltant au-dessus de nos jardins pour capturer sans relâche les insectes imprudents, les hirondelles ont pris leur quartier d'été. Après avoir passé l'hiver en Afrique, c'est dans nos granges ou sous nos toits qu'elles reviennent nicher ! Et à chaque fois, c'est un grand plaisir de les voir se lancer dans un ballet aérien spectaculaire.
4 espèces d'hirondelles sont présentes en Auvergne, mais celles que vous pourrez observer au-dessus du parcours sont l'Hirondelle rustique (Hirundo rustica) appelée également l'Hirondelle de cheminée et l'Hirondelle de fenêtre (Delichon urbica).
La 1ère a le dos noir avec le ventre crème, le front et la gorge rouge foncé et une bande noire sur la poitrine. Sa queue est très fourchue. Elle pond 2 à 3 fois entre avril et août, de 4 à 5 œufs.
La 2ème a le dos bleu-noir, les ailes sombres, la gorge, le ventre et le croupion blancs. Sa queue est légèrement échancrée. Elle pond 2 à 3 fois entre avril et septembre, de 4 à 5 œufs.
Les hirondelles sont des insecticides naturels car elles régulent les populations d'insectes. Il ne faut surtout pas détruire leurs nids car elles sont protégées et ont un fort intérêt écologique.
Hirondelle de fenêtre
La grive draine
Chante belle Grive ! Parmi les nombreuses espèces oiseaux présentes à Montpensier, il y a la Grive draine (Turdus viscivorus) ! C'est la plus grosse des 4 espèces de grives, son plumage est brun gris avec le ventre piqueté de points noirs, le dessus des ailes apparaît blanc en vol. Cette cousine du merle a un régime alimentaire composé d'invertébrés, de graines et de fruits.
Soyez vigilant car vous pourriez en voir, au trou N°4, fouillant le sol à la recherche de vers de terre, d'escargots,...
Pic et pic et ... !
On compte 6 espèces de pics en Auvergne, sur le parcours vous pourrez entendre très souvent le Pic vert (Picus viridis) et le Pic épeiche (Dendrocopos major) car leur chant est caractéristique et facile à reconnaître . Mais le seigneur des pics s'est également installé à Montpensier, le Pic noir (Dryocopus martius). C'est le plus grand des pics, sa taille est plutôt impressionnante (40 à 45 cm de long et 67 à 73 cm d'envergure). Son cri sonore et plaintif permet de le localiser de loin mais il n'est pas toujours facile à observer.
Autrefois, il était assez rare et localisé dans les grandes forêts d'altitude, le Pic noir est de nos jours de plus en plus présent en plaine, parfois même dans les parcs en pleine ville.
Hormis le Pic vert qui pond entre mai et juillet, tous les autres pondent entre avril et juin. Avec leur bec puissant, leur crâne épaissi et leur langue enroulée autour de leur cerveau, les pics creusent des cavités dans les troncs d'arbres les plus durs appelées des « loges». Dans celles-ci qui leur servent de nid, ils pondent 1 seule fois de 4 à 7 œufs.
Pic épeiche
Pic noir
Pic Vert
Jérôme Magnet. Publié le 26 avril 2012
Mars
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En ce mois charnière, les jours rallongent,
Les oiseaux paradent et vont entamer leurs premières couvées,
Les insectes virevoltent dans les rayons du soleil couchant,
Dans les sous-bois bourgeonnants, les premières fleurs apparaissent,
Dans les mares et les étangs, les amphibiens se rassemblent,
L'hiver lance ses derniers assauts face au printemps qui s'installe...
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Prise de territoire
Les oiseaux migrateurs reviennent de leur site d'hivernage pour nicher, comme le Pouillot véloce (Phylloscopus collybita) 1 et le Rouge-queue noir (Phoenicurus ochruros) 2, d'autres petits migrateurs réintègrent leur biotope.
Par temps chaud, la Bergeronnette grise (Motacilla alba) 3, le Rouge-gorge (Erithacus rubecula), l' Alouette des champs (Alauda arvensis) et la Grive musicienne (Turdus philomelos) entonnent leurs chants et délimitent leur territoire. Tout comme le Merle noir (Turdus merula) dont le comportement est facile à observer à cette période.
En effet, le mâle 4 et la femelle 5 se disputent toute la journée pour délimiter tant dans les airs qu'au sol, leur territoire. Un comportement typique d'agressivité consiste à gonfler le plumage, dresser le cou et laisser pendre les ailes, la queue légèrement abaissée et étalée. Cette attitude peut durer jusqu'à 5 minutes.
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La parade du colvert
C'est à cette époque que le Canard colvert (Anas platyrhynchos) 6 entame sa parade nuptiale. Aux abords des trous N°3, 4, 6 et 7 soyez attentif car vous pourriez bien surprendre le comportement très typique du mâle colvert.
Plusieurs mâles pourchassent une femelle en vol, décrivant des cercles autour d'elle, la tête rentrée dans les épaules.
Parfois on peut les voir nager circulairement, le bec étendu sur l'eau, la tête brusquement agitée. Le mâle peut émettre un sifflement rauque en aspirant de l'eau et en la rejetant. De même qu'il plonge fréquemment son bec dans l'eau, la tête cambrée sur l'eau.
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Fleurs de Mars !
En traversant les parties boisées du parcours vous apercevrez sûrement les quelques premières fleurs de la saison comme la Pulmonaire officinale (Pulmonaria officinalis) 7 qui peut se manger en salade avec un peu de vinaigre, de l'huile, du sel et du poivre.
La Primevère officinale (Primula veris) 8 appelée aussi « coucou », dont les fleurs peuvent être confites dans du sucre ou entrer avec d'autres ingrédients dans la fabrication de gelées, auxquelles elles apportent une couleur jaune et un délicieux goût fruité.
La Violette des bois (Viola odorata) peut parfumer vos salades, vos liqueurs ou vos sirops...
La Ficaire fausse-renoncule (Ranunculus ficaria) 9 peut être consommée en légume, cuite à la manière du chou vert ou des épinards. En outre, elle constitue un apport intéressant en vitamine C, cependant il ne faut pas en abuser.
La Pâquerette vivace (Bellis perennis) peut se manger en salade, ses feuilles ont un goût fruité et noiseté, tandis que ses disques floraux jaunes sont un peu plus amers.
L'Anémone sylvie (Anemone nemorosa) 10, elle n'a aucun intérêt culinaire, et mis à part sa beauté, elle est toxique.
Un amour d'Amphibien !
En Mars, les amphibiens sortent de leur torpeur hivernale et migrent vers les mares et les étangs pour se reproduire. C'est à cette période que le taux de mortalité est le plus élevé, car crapauds et grenouilles, salamandres et tritons traversent les routes pour rejoindre leurs sites de ponte...
Les étangs du golf vont être le théâtre d'un rassemblement annuel où nos chers amphibiens pourront s'ébattre tranquillement à condition, bien sûr de ne pas prendre une balle sur la tête... !
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Article de Jérôme Magnet
Paru le 20 mars 2012
Voici quelques amphibiens d'Auvergne qui sont susceptibles de se reproduire à Montpensier
Le Crapaud commun (Bufo bufo),
La Rainette verte (Hyla arborea),
La Grenouille rousse (Rana temporaria)13,
La Grenouille agile (Rana dalmatina),
La Grenouille verte (Pelophylax esculentus)11
La Salamandre tachetée (Salamandra salamandra),
Le Triton palmé (Lissotriton helveticus)12, ...
Février
L'hiver desserre difficilement sa froide étreinte, la neige recouvre encore les champs et les forêts.
Malgré les rayons d'un soleil qui peine à réchauffer, les étangs et les rivières sont figés par la glace.
L'énergie du renouveau bouillonne dans les profondeurs, dans l'arbre qui attend d'épanouir sa frondaison, dans les graines en dormance prêtes à germer, dans l'oiseau qui s'affaire préparant sa période nuptiale...
Le printemps attend son heure, il ne tardera pas à venir !
Chouette alors !!!
Mêlant des zones boisées et des milieux ouverts, un parcours de golf est un site idéal pour la Chouette Hulotte (Strix aluco). Ce rapace nocturne est un prédateur redoutable car son vol silencieux lui permet de capturer des petites proies (rongeurs, petits oiseaux, invertébrés et amphibiens) en bénéficiant de l'effet de surprise. En effet, les barbillons situés sur le rebord de ses plumes permettent d'éviter les frottements.
Son hululement musical est caractéristique, il est à l'origine de son ancien nom : « le Chat-huant ». On peut identifier facilement le mâle de la femelle grâce à son chant !
La Chouette Hulotte niche souvent dans un arbre creux, et elle y pond de 2 à 5 œufs entre Février et Avril.
Espérons que le froid ne la perturbera pas trop!!!
Félicitations Blaireau !!!
Sur les pentes boisées qui bordent le fairway du trou N°4, blottie au chaud dans son terrier, Madame Blaireau attend un heureux événement... !!!
En effet, les accouplements du Blaireau (Meles meles) ont lieu en Janvier-Février.
Les ovules fécondés restent bloqués 10 mois, et ne commencent leur développement qu'en décembre de l'année suivante. Ce phénomène est appelé « la diapause embryonnaire ».
C'est donc en février que la femelle met bas de 2 à 4 jeunes au fond d'un vaste terrier bien aménagé, sur une litière de feuilles mortes et d'herbes sèches.
Ce terrier peut comporter plusieurs étages et abriter plusieurs familles. On y distingue souvent de nombreuses entrées, des déblais spectaculaires et plusieurs chambres.
L'hymne territorial
En passant d'un trou à un autre, prenez le temps de regarder par-dessus votre épaule !
Malgré sa minuscule taille, le Rouge-gorge ( Erithacus rubecula) est un survivant et un farouche guerrier ! Résistant bien aux rigueurs de la saison froide, cet insectivore adapte son alimentation (baies, graines, petits mollusques, et parfois même quelques alevins).
Ce qu'il ne supporte pas, c'est qu'un rival empiète sur son territoire ! Et lorsque c'est le cas, le bec levé, il exhibe sa gorge orange vif.
Cascades de notes aiguës sifflées ou susurrées, ce maître de chant s'en donne à cœur joie. Son chant clair est très musical et sonore pour un si petit passereau.
L'hymne du Rouge-gorge est une proclamation d'indépendance sur ses terres. Toute tentative d'invasion est repoussée, strophes à tue-tête et plastron bombé, et, s'il le faut, l'intrus est poursuivi jusqu'au duel !
Jérôme Magnet
Paru le 19 février 2012
Faisans vénérés
sur le Trou n°5 et le Trou n°13
photos Jean-Luc Safin
paru le 19 février 2012
FEVRIER
Voici une petite vue de notre trou fétiche, le trou numéro 7 perdu dans son écrin blanc. Difficile de jouer au golf en ce moment à moins de frapper dans des boules de neige. Les balles classiques restent bien au chaud au fond de leur sac. Alors pourquoi ne pas chausser les raquettes et s'offrir une jolie randonnée pédestre? En effet c'est excellent pour la santé et c'est aussi l'occasion de découvrir l'ensemble des animaux qui n'hésitent pas à s'aventurer sur le parcours ...
Julien Oury
Paru le 9 février 2012
JANVIER
Le soleil brille d'une lumière tamisée par un léger voile nuageux,
Le froid mordant s'attaque aux parties du corps non couvertes,
L'immobilité apparente de la nature donne un sentiment de sérénité,
Troublée par les chants des Merles noirs qui s’ébattent,
Essayant chacun de garder un semblant de territoire,
L'hiver s'est installé, déployant son manteau givré et ses brumes matinales.
D'un sommeil de plomb !!!
En Janvier, les animaux hibernants sont paisiblement endormis, au chaud dans leur gîte d'hiver.
Imaginez-les, en vous promenant sur le parcours.
Le Hérisson sous un gros tas de branches et de feuilles mortes,
Le Loir et le Lérot blottis dans leur nid au cœur d'un arbre creux,
La Salamandre enterrée sous une vieille souche d'arbre, …
La danse du Renard
Peut-être qu'au détour d'un bosquet vous aurez la chance de voir un renard roux, se promenant à la recherche de nourriture ou comme il est coutume à cette période, à la recherche d'une partenaire.
Mais c'est surtout la nuit que tout cela se joue... !
Le mâle peut parcourir parfois plus de 6 km à la recherche d'une femelle, qu'il trouve grâce à ses hurlements prolongés et lugubres ainsi qu'à ses marques olfactives laissées au sol.
Les mâles s'affrontent dans des ballets artistiques, mêlant la danse et le combat. Ils se placent tête-bêche en faisant le tourniquet et en poussant des cris(jappements, gloussements, glapissements, grognements, caquètements, gémissements...)
Ils peuvent aussi se dresser l'un contre l'autre, les pattes posées sur les épaules du rival avec les gueules ouvertes . Le rut se prolongera jusqu'à mi-février...
S'unir pour survivre !
Aux premières lueurs du jour, vers le trou numéro 8, une harde de chevreuils en robe hivernale (pelage gris-brun) traverse le parcours pour rejoindre la forêt.
En hiver, les groupes familiaux composés de femelles (les chevrettes), de leurs petits de l'année (les faons) peuvent être rejoints par des mâles (des brocards).
Ces derniers sont moins territorialistes à cette période que pendant le reste de l'année.
De plus, leurs bois repoussent et sont recouverts d'un doux velours qui tombera vers Mars-Avril laissant apparaître une magnifique ramure ornée de 3 andouillers (au maximum).
Un amour de Sanglier
Le mois de janvier marque également la fin d'un événement important dans la vie des sangliers: le rut.
Les mâles solitaires et les compagnies de femelles de tous âges avec leurs marcassins, se rassemblent, comme pour célébrer une fête traditionnelle antique du type de celles qui avaient lieu au temps de nos ancêtres les gaulois. A cette époque mystique et glorieuse, le noble sanglier symbolisait la caste guerrière, de par sa puissance et son ardeur au combat.
Les groupes de jeunes mâles sont longtemps exclus de la reproduction par les mâles dominants, mais ils restent à proximité au cas où... Après l'accouplement, les laies sont en gestation pendant 3 mois, 3 semaines et 3 jours soit 115 jours.